Quand on acquiert son premier logement en copropriété, on est euphorique.
D’abord on réalise sa part du fantasme collectif des français : devenir propriétaire.
Ensuite, on a une foule de projets à traiter simultanément : financement, travaux de préparation, déménagement, et toute la kyrielle de dossiers administratifs qui vont avec.
On s’installe. On pend la crémaillère. Nos amis nous félicitent.
Puis viennent les premiers « appels de charges » : on n’avait pas imaginer que ça coûterait tant. On découvre des lignes de facturation dont on ignorait jusqu’ici l’existence (« ouverture du compte », « apurement du compte travaux pour… »).
Arrive enfin la première Assemblée Générale : on va enfin tout comprendre !
En fait non, ce n’est pas plus clair qu’avant.
C’est à ce stade, le plus souvent, que le dilemme voit le jour:
« Jeter l’éponge » et admettre de payer les charges sans mot dire, ou « Rentrer au Conseil Syndical » .
La raison d’exister de ce blog est d’aider les Conseils Syndicaux.
J’ai donc clairement choisi la seconde option.
Pour autant, la seconde présente quelques avantages.
Pourquoi « jeter l’éponge » ?
Très clairement, cela apparaît comme le choix naturel de la facilité.
Rien n’est plus facile que d’éviter les assemblées générales, ne pas lire les procès verbaux, et payer les appels de charges. Désormais les syndics proposent même le prélèvement automatique : la tranquillité assurée.
Le revers de la médaille est l’absence de contrôle sur le montant à payer.
Même en jetant un coup d’œil sur le « budget prévisionnel », on aura du mal a établir son budget personnel de charges.
Hors cas exceptionnel, pour moi, une seule situation justifie l’approche du « laisser aller » : lorsque le montant relatif des charges est négligeable.
Ce peut être le cas lorsque, d’une manière générale, « l’argent n’est pas un problème » : ces copropriétaires « fortunés » peuvent, le plus souvent, s’appuyer sur leur Conseil Syndical pour traiter les dossiers sans être particulièrement impliqués.
Se trouve dans ce cas de figure la majorité des copropriétaires bailleurs : plus de 80% des charges sont récupérables auprès du locataire, les charges non récupérables sont déductibles de l’assiette d’imposition des revenus perçus.
Les copropriétaires de lots secondaires : posséder un parking dans un immeuble voisin ne nécessite pas d’être au conseil syndical.
Et « rentrer au Conseil Syndical » ?
Cette question devrait se poser naturellement à tout copropriétaire résident dans l’immeuble.
Pour la raison économique d’abord : être membre du Conseil Syndical est LE moyen de comprendre la gestion de l’immeuble, de garantir l’entretien du patrimoine, et de maîtriser, à terme, l’évolution des charges.
Pour être pleinement acteur de son cadre de vie : lorsque le Conseil Syndical est actif, les décisions importantes y prennent naissance. On joue alors un rôle dans l’amélioration du standing, le maintien du calme et on accroît son plaisir d’habiter le quartier.
« Oui, mais… être au Conseil Syndical est pénible, ça prend du temps, fréquemment pour rien ! »
Avant, peut-être.
Mais maintenant que vous êtes abonnés à « Notre Copro », les choses s’amélioreront.
Vous qui êtes déjà membre d’un Conseil Syndical, pourquoi y êtes vous entrés ?
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Bonjour,
Il était temps q’un site d’information et d’échange autour de la copro existe, du reste sans spam et publicité.
Pour ma part je suis rentrée au conseil syndical car je me sens concernée par la vie de la copro, par mon argent mais aussi par les échanges et les rencontres auprès de mes voisins.
longue vie au sie
fabien
Bonjour,
Merci pour ce message fort sympathique!
Le message est noté: nous garderons présnet à l’esprit qu’il faut aborder les questions d’ »argent » tout en favorisant les échanges.
Pas de doute: c’est notre « parti pris ».
A bientôt Fabien
Je viens de découvrir votre blog ; c’est formidable ! Avoir des conseils, pouvoir échanger les expériences sur le conseil syndical, découvrir les différents modes de fonctionnement
Bravo pour cette initiative ; c’est différent de l’approche des associations de copro
Je me suis reconnue dans votre publication du 20 juin
Je suis donc entrée au conseil syndical en avril 2008, par motivation personnelle (participation à la vie de la copro, contrôle des comptes, diminution des charges etc…)
Aujourd’hui je me demande si je n’aurai pas du « jeter l’éponge » car le fonctionnement du CS est très atypique : pas de réunion programmées dans l’année, pas d’objectifs ; le président gère tout, tout seul depuis des années ; les conseillers (les mêmes depuis 30 ans) ne sont pas informés ni consultés. Tout le monde trouve ce fonctionnement très bien et n’envisage pas d’en changer.
Que faire ?
Bonjour « Orion »-Colette,
Merci pour vos encouragements.
Rassurez-vous ce que vous décrivez comme mode de fonctionnement de votre Conseil Syndical est loin d’être une exception.
Et ce fonctionnement présente des avantages, dont l’un, non des moindres, est d’être rassurant : rien ne bouge vraiment, mais on n’a pas de surprise.
En clair, être membre du Conseil Syndical est devenu titre de respectabilité dans l’immeuble, point.
Je ne pense pas que « jeter l’éponge » vous satisfasse : c’est souvent une question de personnalité, et vous resterez peut être frustrée de constater les problèmes, d’avoir des idées pour les résoudre, mais de ne rien faire.
Vouloir mettre un « coup de pied » dans la fourmilière ne vous aidera pas non plus.
Je vous propose une approche en trois temps :
1) Identifier un souci simple mais qui dure depuis un moment ou empoisonne la vie de l’immeuble. Choisissez un sujet consensuel : l’élagage des arbres, une nouvelle tâche pour la société de ménage jamais négociée jusqu’ici, le débarras de parties communes…
Informez les autres membres du Conseil Syndical de votre choix : obtenez leur accord pour avancer sur le sujet. Tenez les informés, ainsi que les autres copropriétaires de vos avancées.
Cette phase prendra quelques mois
2) Communiquez sur les résultats obtenus. Demandez ensuite au Président du Conseil Syndical de réunir le conseil pour identifier un autre dossier, un peu plus complexe. Faîtes la même chose que sur le premier dossier, avec un ou deux autres conseillers dans votre « équipe ».
A ce stade il est possible que le Président ne soit pas d’accord, où qu’il participe. Dans tous les cas, garez le lead sur le dossier.
3) Proposez de généraliser la démarche à d’autres dossiers : soit le Président adhérera, soit naturellement, les autres conseillers vous pousseront progressivement à vous proposer comme Président lors des prochaines.
Au fait, le Président du Conseil Syndical est-il élu uniquement par le Conseil Syndical et non lors de l’Assemblée Générale ?
J’espère que ces quelques idées vous donneront des pistes d’actions.
Bien à vous
Michel
Bonjour Michel
Je vous présente mes meilleurs vœux et une excellente année 2010 à « Conseil-Syndical.info ».
Merci pour vos encouragements et vos conseils que je vais m’empresser de mettre en application cette année.
Je vous tiendrai au courant des suites ….
Bien à vous
PS : Je pense que le Président a été désigné au sein du conseil
Bonjour Colette,
Excellente année 2010 à vous.
Puisque vous avez décidé de « poursuivre l’aventure », j’ajouterai une suggestion: soyez observatrice des jeux d’influence au sein du Conseil Syndical.
Notez comment chaque conseilelr réagi individuellement à vos propositions.
Je vous dirai en quoi cela peut vous aider dans quelques temps.
Bien cordialement.
Michel